Le bonheur n'est réel que lorsqu'il est partagé.

Le bonheur n’est réel que lorsqu’il est partagé.



Francis Cabrel.
Imagine une nuit d'hiver, des arbres morts, les bras ouverts, une nuit profonde et glacée que tu es seul à traverser. Le vent a dû brûler tes mains, t'es presque à genoux quand soudain, dans la nuit d'hiver que tu imagines, se lève un feu sur la colline. Imagine-toi, imagine un peu comme la première fois que j'ai croisé ses yeux.Tu as moins peur, tu as moins froid. Devant chez toi tout a vieilli, tout a séché, tout a jauni. Le fleuve a fini de couler. Tout ça tu peux l'imaginer. La terre craque et se divise, le soleil brûle ta chemise. Tu crois que tout va disparaître quand tu entends une source naître. Imagine, imagine-toi. Tu as moins peur, tu as moins froid, imagine un peu comme la première fois que j'ai croisé ses yeux. Tu fais la collection des femmes. Tu as fait un lac avec leurs larmes. Pour s'asseoir dans ta limousine elles se battent, j'imagine. Ton bonheur ressemble à l'hiver, à un paysage à l'envers. Tu as toujours peur, tu as toujours froid puisque tu ne la connais pas..

# Posté le samedi 21 novembre 2009 12:17

Modifié le samedi 21 novembre 2009 13:59

If you close your eyes, than you will finally see, that you're already here with me.

If you close your eyes, than you will finally see, that you're already here with me.
Il y a des moments dans nos vies où on se trouve à un croisement. On a peur, on est perdu, on est sans carte. Les choix qu'on fait dans ces moments peuvent définir le reste de nos jours. Naturellement, une fois confrontés à l'inconnu, la plupart d'entre nous préfèrent faire marche arrière. Mais de temps à autre, les gens osent aller vers quelque chose de mieux, quelque chose qui se trouve juste au-delà du courage que ça demande de laisser entrer quelqu'un ou de donner à quelqu'un une deuxième chance. Quelque chose au-delà de la tranquille poursuite d'un rêve. Parce que c'est uniquement quand on est testé qu'on découvre qui on est. Et c'est uniquement quand on est testé qu'on découvre qui on peut être. La personne qu'on veut être existe, quelque part derrière un dur travail la foi et la croyance... et au-delà des chagrins d'amour et de la crainte de ce qui nous attend.

# Posté le dimanche 15 novembre 2009 13:27

En vérité, nous soupçonnons parfois notre mémoire d'enchanter faussement le passé, alors qu'elle est fidèle à ce qui fut, et que seules sont trompeuses les mélancolies qui nous font douter d'elle.

En vérité, nous soupçonnons parfois notre mémoire d'enchanter faussement le passé, alors qu'elle est fidèle à ce qui fut, et que seules sont trompeuses les mélancolies qui nous font douter d'elle.
Avec les mots on ne se méfie jamais suffisamment, ils ont l'air de rien, pas l'air de dangers bien sûr, plutôt de petits vents, de petits sons de bouche, ni chauds, ni froids, et facilement repris dès qu'ils arrivent par l'oreille par l'énorme ennui gris mou du cerveau. On ne se méfie pas d'eux des mots et le malheur arrive. Des mots, il y en a des cachés parmi les autres, comme des cailloux. On les reconnaît pas spécialement et puis les voilà qui vous font trembler pourtant toute la vie qu'on possède, dans son faible et dans son fort. C'est la panique, alors on en reste là comme un pendu, au-dessus des émotions... C'est une tempête qui est arrivée, qui est passée, bien trop forte pour vous, si violente qu'on l'aurait jamais crue possible rien qu'avec des sentiments...

# Posté le samedi 31 octobre 2009 13:49

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 14:01

Tu es l'espoir. Ne lâche rien, jamais. Ils se plieront effrayés sous ta beauté, sous ton rire et sous tes cris qui montent de la rue jusqu'à l'éternité, qui monteront toujours.

Tu es l'espoir. Ne lâche rien, jamais. Ils se plieront effrayés sous ta beauté, sous ton rire et sous tes cris qui montent de la rue jusqu'à l'éternité, qui monteront toujours.
J'ai des très grand pieds. Je suis 45 depuis que je suis en 5ème. J'ai juste une chance c'est que je n'ai pas repris de pointure depuis. Une obsession, la vie. Une devise, il faut tout faire aujourd'hui, on meurt ce soir, on meurt demain donc il faut aller très très vite. Il y a aussi "On s'en fout on les emmerdes". Pour moi Paris c'est comme une cours de récréation. À la maison je bois que de l'eau et je ne fume pas une cigarette, je suis pas un fumeur. Et à Paris je suis avec des amis, et je leur dit toujours "on fait les cons aujourd'hui". L'excès festif est à Paris, l'excès d'amour est à Perpignan. Je n'ai pas le caractère assez fort pour résister à toutes les tentations, donc je crois que si j'étais Parisien, non seulement je n'écrirais pas les mêmes chansons et je n'aurais jamais écris une seule ligne. Pour une vie bien remplie il faut avoir un enfant, monter un arbre et écrire un livre; j'ai planté un arbre, j'ai deux enfants et je vais faire mon bouquin d'entretien. Le soir, quand je suis hors tournée, à 20h - 20h30, l'heure où on monte sur scène, je demande à mes enfants de m'applaudir juste pour me remettre dans l'ambiance. Ce qui me rend fou de rage "t'as deux heures devant toi?". J'écris de plus en plus mal et il y en a qui arrive encore à me dire que j'écris bien je suis mort de rire! Je consulte ma fille tous les soirs qui me dit "papa, mais qu'est ce que tu dessines mal papa. " Si j'étais mon ami j'aurais trop peur, ça va trop vite. Je suis extrêmement râleur et mauvais joueur, mauvais perdant, Catalan quoi. Ce qui est insupportable quand on partage ma vie, ce sont mes absences. La plus belle preuve d'amour pour moi, je crois que c'est la femme qui partage ma vie. Je vais être clair là-dessus, qui chaque fois me recueille, me ramasse à la petite cuillère et me pardonne tout et reste près de moi. Je lui érigerai un jour une statue parce que c'est vraiment une madone quoi, je me serais déjà jeté plusieurs fois. Je pourrais tuer par amour. Mon mot d'amour préféré : "Je suis en train de mourir pour toi".

C'est quand le bonheur? J'espère jamais avoir la réponse, c'est cette course qui m'intéresse. L'important c'est pas le but, c'est le trajet. Cali

# Posté le samedi 24 octobre 2009 09:58

Modifié le samedi 24 octobre 2009 10:50

Il y a certainement des gens heureux de vivre, dont les jouissances ne ratent pas et qui se gorgent de bonheur et de succès.

Il y a certainement des gens heureux de vivre, dont les jouissances ne ratent pas et qui se gorgent de bonheur et de succès.









___________________When all our fears are waking up.

" Mais le bonheur c'est tout de suite ou jamais. Ce n'est pas organiser, enrichir, dorer, capitonner la vie, mais savoir la goûter à tout instant. C'est la joie de vivre, quelles que soient l'organisation et les circonstances. C'est la joie de boire l'univers par tous ses sens, de goûter, sentir, entendre, le soleil et la pluie, le vent et le sang, l'air dans les poumons, le sein dans la main, l'outil dans le poing, dans l'½il le ciel et la marguerite. Si tu ne sais pas que tu es vivant, tout cela tourne autour de toi sans que tu y goûtes, la vie te traverse sans que tu retiennes rien des joies ininterrompues qu'elle t'offre."

# Posté le mercredi 14 octobre 2009 15:11

Modifié le vendredi 16 octobre 2009 12:17